la politique de confidentialité de google reste vague
Par Jérémy le lundi 11 juin 2007, 11:53 - google - Lien permanent
Dans un entretien publié jeudi sur le site de BBC
News, Peter Fleischer, responsable de la protection des données de Google
pour l'Europe, a convenu que la politique de confidentialité du moteur reste «
vague ». Cette affirmation fait suite à la demande de justification
d'un organisme européen, l'Article 29 Working Party, concernant la conservation de données
jusqu'à 24 mois par Google.
Ces données, mots clés, adresses IP et détails des cookies, ne sont plus
conservées indéfiniment par le groupe Internet américain. Depuis mars dernier,
le moteur de recherche et spécialiste des liens sponsorisés a décidé de rendre
anonymes ses fichiers de logs après une période de 18-24 mois « afin que
les données ne puissent plus être associées à tel ou tel individu ». La
période, bien que limitée, reste trop longue aux yeux du Working Party européen
et du gouvernement norvégien. D'autres, comme Microsoft, craignent que le
rachat pour 3,1 milliards de dollars de Doubleclik par Google, ne réduise la
concurrence sur le marché de publicité en ligne. Les critiques s'interrogent
également sur le volume de données personnelles que Google sera en mesure de
collecter. La Commission US du commerce (FTC) a ouvert une enquête 'antitrust'
sur ce projet de rachat.
Interrogé par BBC News sur ces problématiques, Fleischer a réaffirmé que la
conservation des données de recherches web est nécessaire pour améliorer les
services de Google et les protéger contre les hackers. Néanmoins, le juriste
convient que le groupe peut « mieux faire » en matière d'explications
concernant le partage d'informations 'utilisateurs' avec des sociétés tierces.
« Maintenir la protection des données personnelles c'est fondamental »
a-t-il souligné, avant de préciser : « Dans des circonstances très
limitées, nous partagerons des données avec des tiers. Mais nous ne leur
transférerons jamais, y compris aux annonceurs, des informations qui puissent
personnellement identifier nos utilisateurs ».
Pour tenter de convaincre, Peter Fleischer a insisté :